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    Quelques généralités.

    Le cadre permet de tenir l'instrument. La bouche se positionne au niveau de la bien nommée embouchure



anatomie d'une guimbarde en métal
anatomie d'une guimbarde en bambou


    Si vous êtes droitier, la main gauche tient l'instrument, et la main droite actionne la languette. Différentes positions sont possibles, et certaines sont décrites avec plus de précisions dans les paragraphes suivants.

    L'essentiel est de trouver une position qui VOUS convient, et qui convient à votre instrument. On peut utilement chercher à appuyer une partie de la main gauche contre la joue ou le menton, ce qui aidera à stabiliser l'instrument, sans forcer contre les dents ou les lèvres.

    Dans tous les cas, la tenue est ferme, mais pas crispée ! A vous de trouver vos marques. La pratique sera essentielle pour développer les muscles nécessaires, et permettre de tenir facilement, et longtemps l'instrument.



Idiophone bambou | Idiophone laiton | à ficelle de traction | en métal | Prendre soin de ses instruments






Guimbardes idiophones en Bambou


kubing - guimbarde en bambou des Philippines

    Les instruments de ce type sont les plus simples pour faire connaissance avec la guimbarde. On évite en effet le problème de la tenue contre les dents, car ils se jouent devant la bouche, simplement entre, ou contre  les lèvres.

    Malgré leur apparente simplicité, ces instruments peuvent être très puissants. Malheureusement, on trouve la majorité des instruments du marché reste d'une qualité basique, voir médiocre, et il n'est pas facile, sans en essayer plusieurs, de trouver quelque chose de vraiment bien.

    Néanmoins, on peut s'en contenter pour débuter, d'autant qu'ils sont en général peu coûteux. Mais n'oublions pas qu'il y a un vrai potentiel dans ces instruments s'ils sont fabriqués et choisis avec soins.








Tenue de l'instrument


images/kubing_tenue01.jpg

   La guimbarde est tenue entre le pouce et l'index replié, la main est fermé.  Le pouce est placé à proximité de l'extrémité de la languette.

    Le pouce de l'autre main actionne la languette, en l'éloignant de soi. La main est à la hauteur de la joue, ouverte, la paume tournée du coté de la guimbarde. La main ne bouge pratiquement pas, c'est le pouce qui est en mouvement.   



images/kubing_tenue02.jpg

    On peut stabiliser facilement ces guimbardes en appuyant la main contre la joue, et en levant le coude pour rester dans l'axe.

    Le souffle et la gorge jouent un rôle important pour augmenter le volume et le sustain (durée du son) de ces instruments.




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guimbardes idiophones en laiton



dan moi du vietnam en laiton

Sans doute les instruments les plus populaires en ce moment, grâce à leur sonorité envoûtante, qu'on peut obtenir facilement.
    Les réactions des instruments en bambou et laiton sont évidemment différentes, à cause de leurs  timbres respectifs, et du sustain (durée du son émis) beaucoup plus long pour les guimbardes en laiton.
    Ces guimbardes sont généralement assez fragiles, et  sont faites pour êtres jouées plutôt tranquillement. Les morceaux traditionnels H'mong, portent une attention particulière aux articulations de gorge, et à la prolongation du son avec le

souffle, plus qu'à des rythmes saccadés et nerveux.
    Actionner la languette dans une seule direction permettra de prolonger la durée de vie de ces instruments.




Tenue simple




guimbarde danmoi - position de base

La guimbarde est tenue entre le pouce et l'index replié, la main est fermé.







    Le pouce de l'autre main actionne la languette, en l'éloignant de soi. La main est à hauteur de la joue, ouverte, la paume tournée du coté de la guimbarde.
    La main ne bouge pratiquement pas, c'est le pouce qui est en mouvement.



Tenue "avancée"




Tenue simple






La technique est similaire, mais les doigts sont déplié pour créer un petit écran devant la guimbarde. Comme pour les résonateurs balinais, cela permet de changer le timbre, en renforçant les harmoniques.Le volume sonore n'est pas vraiment augmenté, sauf pour le joueur, qui a ainsi un meilleur retour.



    L'action sur la languette se fait de la même façon que précédemment, avec le pouce.

Cette position demande un peu de pratique pour devenir confortable, mais il semble qu'elle soit largement utilisée dans les régions d'origine de ces guimbardes.




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Guimbardes en métal



    Souvent plus prisées que les guimbardes en bambou, à cause de leur volume sonore plus élevé, et parce que plus connues.

    Je déconseille en général la guimbarde "industrielle" vendue pour quelques euros dans les magasins de musique. On peut avoir de la chance, et trouver un instrument assez riche, mais c'est rare, et la majorité de ces instruments désservent plutôt l'image de la guimbarde. On peut difficilement apprendre quelque chose avec un instrument sur lequel il faut forcer pour obtenir un son, sans même parler de mélodies.




Mise en place contre les dents





Sans doute le point crucial du jeu de ces guimbardes. 

  • On place l'instrument contre les dents, et non pas entre.

  • On laisse un espace entre les dents du haut et celles du bas pour le passage de la languette.

  • les lèvres sont collées au cadre pour augmenter le volume. Les écarter peut servir d'effet, pour moduler le volume.

Seule l'expérience permettra au jouer de doser sa force pour trouver la pression minimum nécessaire à la résonance, tout en gardant la guimbarde fixe. Pratiquez, pratiquez , pratiquez




Tenue classique




Tenue classique d'une guimbarde en métal, coté paume
Vue du joueur

    Le pouce, l'index et la majeur sont utilisés, et la paume de la main et tournée vers le joueur. C'est une position courante, qui convient pour beaucoup d'instruments, même les plus petits. Il faut simplement que la forme du cadre soit du type de la photo, c'est à dire avec un élargissement du cadre, qu'il soit arrondi, ou d'une autre forme.




Actionner la languette




actionner la languette d'une guimbarde en métal

Voila une  technique que j'apprécie beaucoup, car elle permet de rester précis, et de jouer sans trop fatiguer. Elle peut être utilisée avec quelle façon de tenir la guimbarde.

On actionne la languette avec l'index. Les autres doigts sont appuyés contre le menton, afin de bien stabiliser la main. Cette technique permet aussi de jouer en aller-retour, bien qu'elle ne soit pas la plus adaptée. Attention à bien bouger l'index sur la plan de la languette, pour éviter qu'elle ne touche le cadre. On peut jouer ainsi de façon très douce, et de façon plus percussive.




Tenue façon "yakoute"





Tenue d'une guimbarde en métal, coté dos de la main
Vue du joueur

    Une autre position, qui s'inspire de celle utilisée en Yakoutie (république de Sakha, Fédération de Russie) : 

    On tient toujours la guimbarde entre pouce et index, mais avec la paume tournée vers le public. Le coude est décollé du corps. C'est une rotation du poignet qui donne le mouvement d'attaque.

    Cette position est plus adaptée aux grands instruments, du type des khomus de yakoutie.

    La languette est actionnée vers soi, en utilisant la deuxième phalange de l'index, qui est replié.

    Il semblerait que la paume de la main puisse faire office de caisse de résonance, et amplifier un peu le son.




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Guimbardes à ficelle de traction



    La technique de jeu des guimbardes à ficelle de traction est particulière, et demande plus de persévérance que les autres.

    Il existe beaucoup de guimbardes à ficelle différentes, avec des variantes de matériaux (palmier, bois, bambou, cuivre ou laiton) et  de formes, pour le cadre, l'embouchure, ou ce qui sert de poignée pour tenir la ficelle. Ces caractéristiques, selon leurs origines géographiques ou ethniques,  leur donnent leur timbre propre.

    Mais la technique de jeu est toujours similaire

    Leur puissance, une fois maîtrisée, et vraiment surprenante, surtout pour les instruments végétaux, qui peuvent alors avoir un volume sonore élevé et des harmoniques très présentes.

    Pour cette section, j'ai pris comme référence le mukkuri, nom donné à une guimbarde à ficelle des populations Aïnou, vivant principalement sur les îles d 'Hokkaido et de Sakhaline.




Jouer du mukkuri




guimbarde mukkuir, longueur de la ficelle de traction

    Afin  de rester plus facilement dans l'axe de la languette, et de limiter son élasticité, il est recommander d'utiliser une longueur minimum de ficelle nécessaire, qui peut  correspondre, environ, à la longueur de la languette. C'est aussi affaire de goût personnel.



Tenur d'un mukkuri

    La main gauche tient l'instrument à son extrémité, mais celui ci ne doit pas rester fixe lors du jeu : il doit pouvoir vibrer lui aussi, comme la languette. Si on bloque complètement le cadre, la vibration sera limitée.

    Les mukkuri possèdent aussi une ficelle pour aider à la tenue de l'instrument. On y passe un ou plusieurs doigts, on la tend modérément, avant de placer l'instrument devant la bouche. La tenue de la guimbarde sera facilitée. Certaines guimbardes n'en possèdent pas et se jouent tout aussi bien.

    Selon les guimbardes, la ficelle peut être fixée sur la languette ou sur le cadre, de l'un ou l'autre coté. Dans tous les cas, la ficelle est coté public, le nœud qui la retient coté joueur.



tenue du batonnnet d'un mukkuri

    Toutes les guimbardes ne possèdent pas un petit bâtonnet comme les mukkuri. Il peut s'agir d'un bâton plus gros et plus long (genggong balinais), ou d'une simple ficelle (jigatch kirghize), que l'on peut enrouler autour de sa main pour obtenir la longueur désirée, ou simplement tenir entre deux doigts.




Deux axes sont à respecter pour jouer :



axe de jeu du mukkuri

axe bien horizontal par rapport à la languette



axe de jeu du mukkuri

léger décalage vers l'avant (coté public), d'environ 15 °.





    Le jeu de ces instruments est très tonique, et je conseille d'en jouer debout, au moins jusqu'à maîtriser la technique. Les deux coudes levés presque à l'horizontale faciliteront les mouvements dans le bon axe.

    Il n'est pas nécessaire de tirer fort, mais il faut relâcher la ficelle aussitôt, afin de laisser la languette vibrer.

    La guimbarde ne risque en général rien lors du jeu, mais la ficelle peut casser. Pour la changer, privilégiez une ficelle de petit diamètre (1 à 1.5mm). Les ficelles en  matière synthétiques sont souvent trop élastiques, les fibre végétales cassent plus souvent (j'utilise de la ficelle de lin), mais donnent de très bon résultats.




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Prendre soin de ses instruments



   La guimbarde est plus solide qu'elle n'en a l'air, mais quelques précautions s'imposent :



guimbarde sur son support en bois

   Un support, une boiter ou un étui protégeront votre instrument lors des transports

    Essuyez votre guimbarde après avoir joué, pour éviter oxydation ou déformation du bambou

    Huilez régulièrement les instruments métalliques, avec un chiffon légèrement imbibé. Essuyez ensuite le surplus. L 'huile d'olive est une solution idéale.



support en bois pour guimbarde avec lacet en cuir

    Le jeu en "aller retour" est souvent déconseillé, car il limite la durée de vie de la languette, mais il est pourtant pratiqué par de nombreux joueurs, même parmi les plus célèbres. On peut difficilement résister aux possibilités sonores qu'il offre !




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